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26/11/2021 : COVID-19 Les points forts de la semaine autour du monde : appel à la vaccination, augmentation des cas en Europe et en Amérique, et passeport COVID...

Au Royaume-Uni, un rapport a révélé que le gouvernement n'était pas "pleinement préparé" aux "impacts de grande ampleur" que le COVID-19 a eus sur la société, l'économie et les services publics essentiels. En outre, les " simulations " - qui auraient aidé à préparer COVID-19 - n'ont pas été "pleinement mises en œuvre", selon le National Audit Office (NAO). Par ailleurs, la British Medical Association (BMA) a appelé à une vaste évaluation des préjugés raciaux dans l'ensemble du système de santé après que le gouvernement a ordonné une étude visant à déterminer si les dispositifs médicaux étaient aussi efficaces quelle que soit l'origine ethnique du patient. Le vendredi 19 novembre, il a été annoncé que les personnes ayant reçu une dose de rappel du vaccin COVID-19 ou une troisième dose pourront désormais prouver leur statut vaccinal actualisé grâce au NHS COVIDPass. L'Agence européenne des médicaments (EMA) a commencé à examiner les données relatives à un nouveau vaccin contre le COVID-19Nuvaxovid (également connu sous le nom de NVX-CoV2373). L'efficacité et la sécurité du vaccin sont évaluées selon un calendrier accéléré et une décision pourrait être rendue dans les semaines à venir.

Les cas de COVID-19 sont passés à environ 42 500 par jour, soit un taux de 427,6 pour 100 000 habitants. Le nombre de décès a diminué de 5,5 % et le nombre d'admissions à l'hôpital a baissé de 9,5 %. A ce jour, 80,3 % des plus de 12 ans sont entièrement vaccinés et 27,2 % ont reçu une troisième dose de vaccin ou un rappel.

En France, la 5e vague « démarre de façon fulgurante », a estimé Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement. Preuve, s'il en est, que la cinquième vague est bien présente, le premier ministre, Jean Castex, a été diagnostiqué positif au SARS-CoV-2, lundi 22 novembre dans la soirée, après que l'une de ses filles, âgée de 11 ans, a été testée positive plus tôt dans la journée. Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer a affirmé mardi à l'Assemblée nationale que 6000 classes sont actuellement fermées en France, 2000 de plus que 4 jours auparavant.

Le 24 novembre, 32 591 cas d’infection ont été recensés, soit 83% de plus que la semaine passée. L’incidence du Covid est désormais de 193/100 000. Le taux de réplication du virus est de 1,44. Les admissions en soins critiques ont, elles, augmenté de 37 % sur 7 jours.  Plus de 75% de l’ensemble de la population a reçu un schéma vaccinal complet.

Le ministre de la santé Olivier Véran a annoncé de nouvelles mesures pour limiter la diffusion de l’épidémie : port du masque à nouveau obligatoire dans les établissements recevant du public et en extérieur en cas de forte densité de population, limitation de la validité des tests PCR à 24h au lieu de 72 heures, dose de rappel dès 18 ans avec un délai raccourci à 5 mois après la deuxième dose. La HAS a rendu un avis favorable concernant cette dernière mesure. L’institution a aussi précisé la marche à suivre en termes de dose de rappel en cas d’infection COVID avant ou après vaccination.

A noter que depuis plus d'une semaine, la Guadeloupe et la Martinique, où l’épidémie de Covid s’emballe à nouveau, sont en proie à des violences urbaines. Si le point de départ des émeutes est l'obligation vaccinale des soignants et des pompiers, d’autres griefs contre l’Etat, plus profonds, refont surface.

La Belgique a rendu à nouveau obligatoire le télétravail - au moins quatre jours par semaine - et exigé le port du masque dans tous les lieux et événements couverts par le COVID Safe Ticket. Le comité consultatif sur le coronavirus a également confirmé qu'une dose supplémentaire de vaccin sera proposée en temps voulu à tous les résidents entièrement vaccinés, et a réduit l'âge minimum du port du masque de 12 à 10 ans. Le Premier ministre Alexander De Croo et la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden ont reçu des résultats négatifs aux tests de dépistage du coronavirus, après avoir été en contact avec le Premier ministre français Jean Castex lundi (22 novembre), qui a ensuite été testé positif.

L'incidence sur sept jours en Allemagne a dépassé la barre des 400 mercredi (24 novembre) pour la première fois depuis le début de la pandémie : à 404 alors que le jour précédent, elle était de 399. La semaine précédente, elle était de 319, le mois précédent de 106. Le nombre de nouveaux cas par jour était de 66 884 le 24 novembre.

Face à cette augmentation rapide des chiffres, des mesures plus strictes ont été mises en place depuis cette semaine. Par exemple, depuis le 24 novembre, les employeurs, les employés et les visiteurs des cabinets médicaux et autres établissements de santé doivent présenter un test antigénique quotidien - qu'ils aient été vaccinés ou qu'ils soient guéris. Les patients en sont exemptés.

La Commission permanente de la vaccination (Stiko) va décider avant la fin de l'année si la vaccination par le COVID-19 sera recommandée pour les enfants à partir de l'âge de cinq ans en Allemagne. Selon le président de la Stiko, Thomas Mertens, l'objectif est de "finaliser cette recommandation d'ici la fin décembre, si possible avant le début de la livraison du vaccin pour les enfants aux Länder".

En Suisse, 8 585 personnes ont été nouvellement infectées par le SRAS-CoV-2 entre le 23 et le 24 novembre, 103 ont dû être hospitalisées. Ces chiffres ont été communiqués par l'Office fédéral de lasanté(OFSP). 17 personnes sont décédées de ou avec le COVID-19.

L'augmentation du nombre de cas accroît la pression sur les hôpitaux. La présidente de la task force COVID, Tanja Stadler, a déclaré le 23 novembre que cette augmentation des chiffres devait être stoppée immédiatement. Elle a fait le parallèle avec la situation qui prévaut actuellement chez son voisin autrichien et n'a pas exclu qu'une situation similaire se produise en Suisse à la mi-décembre. Elle et Patrick Mathys de l'OFSP appellent donc la population à minimiser les risques en adaptant ses comportements. Cela signifie se vacciner, réduire les contacts et mieux se protéger en cas de contact.

À ce jour, 65,4 % de la population suisse a été entièrement vaccinée. L'Agence des médicaments a également autorisé la vaccination de rappel avec le vaccin Pfizer/ BioNTech pour les personnes âgées de 16 ans et plus, ainsi que pour les groupes particulièrement vulnérables dès l'âge de 12 ans. A condition que la vaccination ait été effectuée six mois auparavant.

En Autriche, 74,7 % de la population éligible au vaccin avait reçu un certificat de vaccination actif au 23 novembre. 79,1 % ont été vaccinés contre le COVID-19 au moins une fois. Le 23 novembre, l'incidence sur sept jours était de 1084, soit la première légère tendance à la baisse depuis le début du confinement des personnes non vaccinées le 15 novembre. Le jour précédent, l'incidence sur sept jours était de 1 114,7.

Les dernières semaines au Portugal ont été marquées par des licenciements collectifs de médecins de grands hôpitaux publics. Les professionnels invoquent de mauvaises conditions de travail. Les médecins et les infirmières ont même appelé à des grèves générales pour le début du mois afin d'attirer l'attention sur la situation. Les grèves ont toutefois été suspendues après la confirmation de la dissolution du Parlement et la convocation d'élections anticipées pour le 30 janvier. Entre le 21 et le 22 novembre, le pays a enregistré 1 475 nouveaux cas et 18 décès - la plupart de personnes âgées de plus de 80 ans. Il s'agit du plus grand nombre de décès quotidiens enregistrés depuis le 8 août. L'incidence au niveau national a une nouvelle fois montré une augmentation significative, atteignant 228,9 cas pour 100 000 habitants, tandis que le taux de transmissibilité (Rt) est passé à 1,19. La semaine dernière, elle était de 191,2 cas pour 100 000 habitants, avec un Rt de 1,17, selon la Direction générale de la santé (DGS).

En Espagne, le ministère de la santé et les gouvernements régionaux se réuniront à nouveau mercredi au Conseil interterritorial du système national de santé pour discuter de la mise en œuvre du passeport Covid. L'exigence du certificat pour accéder aux restaurants et autres lieux de divertissement gagne en force.

Mardi, le ministère de la santé a notifié 6 777 nouvelles infections et ajouté 34 décès au décompte officiel. L'incidence a augmenté de sept points et a atteint 139 cas pour 100 000 habitants au cours des 14 derniers jours. La Commission de santé publique a approuvé mardi 23 novembre l'administration de la troisième dose aux personnes de plus de 60 ans et aux travailleurs sanitaires et sociaux.

Le secrétaire d'État à la santé a souligné mardi la différence entre les personnes vaccinées et non vaccinées concernant l’incidence de la maladie "l'incidence pour les personnes vaccinées la semaine dernière s'élevait à 23/100 000, tandis que chez les non-vaccinés elle atteignait 181,5".

ce jour, plus de 37,5 millions de personnes (79,2% de la population) ont reçu le schéma complet de vaccination contre le COVID-19, et 38,2 millions (80,6% de la population) ont reçu au moins une dose.

En Amérique, 880 583 nouvelles infections au COVID-19 et plus de 15 000 décès liés au COVID ont été signalés au cours de la semaine écoulée.

Face à la remontée des cas, le gouvernement italien a décidé que les personnes non vaccinées ne pourront plus avoir accès aux restaurants, bars, cinémas, théâtres, discothèques et salles de musculation. Par ailleurs, depuis ce mercredi, tous les Italiens de plus de 40 ans peuvent recevoir la dose de rappel déjà cinq mois après la seconde dose, le ministère de la Santé ayant décidé de raccourcir le délai de six mois initialement prévu. Les plus de 18 ans pourront obtenir cette dose à partir du 1er décembre.

La Russie compterait plus de 9,4 millions de cas et 267 819 décès depuis le début de la pandémie, selon les chiffres officiels et serait ainsi le cinquième pays le plus touché au monde. 

Des médecins russes réputés ont invité mercredi des célébrités et politiques opposés aux vaccins à se rendre dans des hôpitaux soignant des malades du Covid-19, afin de voir de leurs propres yeux les effets de la maladie.

Aux États-Unis, à la veille des vacances, les cas et les hospitalisations augmentent à nouveau alors que le pays entre dans sa cinquième vague. Tous les adultes ont désormais droit à des rappels. Les enfants dès l'âge de 5 ans sont désormais éligibles aux vaccins, et environ 11 % de ce groupe d'âge a reçu une première injection. Environ deux tiers de la population américaine est entièrement vaccinée.

Selon le directeur de l'OPS, le Dr Carissa F. Etienne, l'Amérique centrale a connu une réduction de 37 % des nouvelles infections. Mais la plupart des pays d'Amérique du Sud signalent une augmentation des nouveaux cas et des hospitalisations. En Bolivie, les cas ont augmenté de 400 %. Dans les Caraïbes, Trinité-et-Tobago, la Barbade, les îles Caïmans et la République dominicaine signalent des taux élevés de nouvelles infections.

En Amérique latine et dans les Caraïbes, 51 % des personnes ont été entièrement vaccinées contre le COVID-19, mais 19 pays de la région n'ont pas atteint l'objectif de l'OMS de vacciner 40 % de leur population d'ici la fin de l'année.

Au Brésil, le ministère de la santé a finalement entamé des discussions avec les sociétés pharmaceutiques Pfizer et AstraZeneca pour l'achat de nouveaux médicaments oraux contre le COVID-19. L'antiviral produit par Merck, qui est testé dans le pays par Fiocruz, est une autre option. De nombreux pays ont déjà réservé de grandes quantités de ces nouveaux médicaments afin de réduire le risque d'hospitalisations et de décès. Samedi dernier (20 novembre), une campagne nationale a débuté pour encourager environ 21 millions de personnes qui ne sont pas retournées en centre de vaccination à recevoir la deuxième dose ou la dose de rappel. Lundi 22 novembre, près de 61% de la population brésilienne avait été entièrement vaccinée contre le COVID-19 avec un calendrier vaccinal complet (129 703 343 personnes). 74,09% a reçu au moins la première dose de vaccins (158 049 247 personnes). La dose de rappel a été administrée à 294 031 personnes.

En Afrique, àce jour, au moins 8 690 000 infections et 222 000 décès ont été signalés. En Afrique du Sud, le nombre moyen de nouvelles infections signalées a augmenté pendant 10 jours consécutifs. À Maurice, le nombre moyen de nouvelles infections a augmenté de plus de 130 au cours des trois dernières semaines, soit 27 % du pic précédent.

En ce qui concerne la vaccination, selon le CDC africain, 9,52% de la population a reçu au moins une dose et 6,48% le schéma vaccinal complet.

Si Israël pourrait échapper à une 5ème vague, « Il n'est pas déraisonnable de penser que nous aurons besoin d'un quatrième vaccin », a déclaré le ministre de la santé M. Horowitz lors d'une interview accordée à Channel 12, après que les données du ministère de la Santé ont indiqué que 9% des nouveaux cas diagnostiqués mardi avaient reçu la troisième dose de rappel.

La Nouvelle-Zélande a annoncé que ses frontières internationales seront ouvertes aux voyageurs entièrement vaccinés à partir du 30 avril 2022.

Le 22 novembre, l'Australie a annoncé la réouverture de ses frontières aux étudiants et à certains titulaires de visas étrangers à partir du 1er décembre. Des manifestations ont eu lieu dans le pays contre la vaccination obligatoire pour les personnes exerçant des professions spécifiques mises en place par certains États.

Le nombre de nouvelles infections quotidiennes au COVID-19 en Corée du Sud a franchi la barre des 4 000 pour la première fois depuis le début de la pandémie. La majorité des 4 116 cas signalés le 24 novembre provenaient de Séoul et de sa région métropolitaine adjacente.

L'assouplissement par Singapour de certaines restrictions duCOVID est entré en vigueur le 22 novembre. Les personnes vaccinées sont désormais autorisées à se réunir en groupes de cinq au maximum, contre deux auparavant. D'autres protocoles, comme le port du masque dans les lieux publics, restent en vigueur. Le délai pour recevoir une dose de rappel est passé à 5 mois.

Hong Kong a approuvé le vaccin chinois Sinovac COVID-19 pour les enfants âgés de 3 ans et plus, les adolescents âgés de 12 à 17 ans étant prioritaires pour la vaccination.

 

1 Octobre 2021

COVID-19 Les points forts de la semaine autour du monde : co-administration vaccin contre la grippe et anti-COVID, sortie progressive de confinement, et production de vaccins en Amérique latine…


L’incidence du COVID-19 au Royaume-Uni est de 350,9/100 000 avec une augmentation de 12,7% des cas sur 7 jours au lundi 27 septembre. Cependant, les décès ont baissé de 8,8% et les hospitalisations de 14,7%. Jusqu'à présent, 82,4 % des plus de 16 ans sont complètement vaccinés et 89,7 % ont reçu une première dose. Une étude publiée dans EClinicalMedicine a révélé que 50,1 % des jeunes de 9 à 18 ans choisiraient de se faire vacciner, 37,0 % seraient indécis et 12,9 % contre. Les plus jeunes étaient plus réticents à la vaccination que les plus âgés.

En France, 6765 nouveaux cas ont été dénombrés au 28 septembre, et plus 78 décès sont survenus en 24 heures. Le taux d’incidence se rapproche désormais des 60/100 000.

Jeudi 30 septembre, le pass sanitaire a été étendu aux enfants à partir de 12 ans et deux mois.

Concernant la vaccination, le 27 septembre 2021, 85% de la population majeure avait un schéma vaccinal complet. Et, selon le ministère de la santé, au 26 septembre, 37 % de la population éligible à une dose de rappel l’avait déjà reçue.  En parallèle, la HAS recommande la co-administration du vaccin contre la grippe et du vaccin anti-Covid à partir du 26 octobre.

A noter aussi que le vaccin Pfizer est disponible en ville depuis le 1er octobre : 160 000 doses ont été commandées pour la semaine par les EHPAD, les médecins libéraux et les pharmaciens.

En termes de pharmacovigilance, depuis le début du suivi en France, 6 cas de syndrome de Parsonage-Turner (douleur violente d'apparition brutale de l'épaule suivie d’une paralysie du bras) ont été observés après la vaccination avec Comirnaty et 2 avec la vaccination vaccin Spikevax (Moderna). La majorité des cas sont en cours de rétablissement. Le comité de l’agence de médicaments (ANSM) considère qu’il s'agit d’un signal potentiel commun aux vaccins à ARN.

En Italie, l'incidence tombe sous le seuil de 5 cas pour 100 000. Le RT chute (0,82) comme le nombre de patients COVID-19 hospitalisés.

Le rythme de la campagne de vaccination ralentit, mais 83,07 % des citoyens de plus de 12 ans ont reçu au moins une dose et 77,72 % ont terminé le cycle de vaccination. Environ 45 000 personnes à risque ont reçu une dose de rappel cette semaine. 

Concernant la vaccination obligatoire contre le COVID-19 pour les professionnels de santé, le ministère de la Santé a insisté sur le fait qu'elle représente "une condition indispensable à l'exercice. Elle est nécessaire pour les nouvelles inscriptions au registre professionnel, et doit être à jour sous peine de suspension. Par conséquent, la suspension pour défaut de vaccination n’est pas limitée aux activités qui nécessitent un contact avec des personnes" (Ministère de Santé).

Au cours de la dernière semaine, des mesures importantes ont également été prises par le gouvernement italien pour l’arrivée de l'automne : outre l'extension du pass sanitaire à tous les travailleurs publics et privés, les vaccinations effectuées à l'étranger avec des produits ayant le même titulaire d'AMM que dans l'Union européenne ( Covishield , par le Serum Institute of India , R-CoVI par R-Pharm et COVID-19 vaccine-recombinant de Fiocruz , tous trois produits sous licence d' AstraZeneca ) sont acceptés. Cependant, rien n'a encore été précisé pour ceux qui ont reçu d'autres vaccins (comme Spoutnik V ,Sinovac ou Sinopharm ).

Au Portugal , 83 % de la population a reçu un schéma de vaccination complet. En raison de l'avancée de la vaccination, le pays a annoncé qu'il n'exigeait plus de test COVID-19 pour les hôtels ou les salles de restaurants le week-end. Jeudi 23 septembre, le Premier ministre António Costa a annoncé que le Portugal entrerait dans la troisième et dernière phase du déconfinement entamé en juillet. Il a également déclaré que le pays disposait de suffisamment de doses pour administrer une troisième dose aux personnes de plus de 65 ans et attendait l'autorisation de l'Agence européenne des médicaments (EMA).

Les infections au COVID-19 sont en baisse (Rt=0,84), avec 693 nouvelles infections signalées en moyenne chaque jour. L'incidence nationale au 28 septembre était de 111,6 cas d'infection par le SRAS-CoV-2 pour 100 000 habitants. Sur le continent, il y avait 113,5 cas pour 100 000 habitants. 

En Allemagne, près des trois quarts des adultes et un tiers des enfants âgés de 12 à 17 ans sont désormais complètement vaccinés . 

La situation épidémique est actuellement stable après une légère baisse. L'incidence sur 7 jours était de 61,0 le 29 septembre (semaine précédente : 65 ; mois précédent : 74). L'incidence des hospitalisations était de 1,60 pour 100 000 habitants par semaine mercredi 29 septembre.

Le virologue Christian Drosten considère que la stabilité actuelle du nombre d'infections au COVID-19 à l'échelle nationale est un phénomène temporaire . Pour l’expert, il est déjà clair que l'incidence augmente dans les États de l'Est de l'Allemagne. “Je pense que c'est là que la vague d'automne et d'hiver surviendra probablement ", a t’il indiqué.

En Autriche , 64 % de la population avait été vaccinée avec au moins une dose au 27 septembre). 60% a une protection vaccinale complète . Le taux stagne par rapport à la semaine précédente. L'incidence sur 7 jours était de 133/100 000 le 28 septembre, inférieure à la semaine précédente et pour la deuxième semaine consécutive.

Au 29 septembre, l'incidence sur 7 jours en Suisse était de 108,1 pour 100 000 habitants, et le taux de vaccination  de 63 % pour la première vaccination et de 57 % pour la vaccination complète. La quatrième vague est actuellement en train de s’infléchir. Les nouvelles infections ont dépassé le pic de la troisième vague mais elles diminuent plus rapidement qu'au printemps.

La montée subite des infections au variant delta aux États-Unis s'est déplacée de la partie sud du pays vers les États de New York, du New Jersey, de Pennsylvanie, les montagnes de l'Ouest et l'Alaska. Le nombre moyen de cas quotidiens est passé d'un pic d 175 000 à environ 115 000. Les hospitalisations diminuent également, allégeant la pression sur les professionnels de santé épuisés. Cependant, les décès continuent d'augmenter, avec plus de 2 000 Américains qui meurent chaque jour du COVID-19. La pression exercée par le président Biden pour que pour la plupart des travailleurs américains soient vaccinés semble avoir eu l'effet escompté avec une remontée de la vaccination (qui avait plafonné au mois de septembre). Une minorité de travailleurs se dit prête à quitter son emploi plutôt que de se faire vacciner, et les employeurs de certains secteurs - y compris dans le domaine de la santé - craignent que ces départs n'exacerbent les pénuries de personnel. Les enfants continuent d'être plus durement touchés par la vague « Delta » que lors des vagues précédentes. Le nombre d’infections chez les enfants est supérieur à 200 000 par semaine alors que les écoles ont complètement rouvert. Afin de contenir une vague hivernale de COVID-19, les États-Unis ont commencé à administrer des doses de rappel du vaccin Pfizer pour les personnes de plus de 65 ans et les autres personnes à haut risque en raison de leur fragilité ou de leur profession, jugée à haut risque. Le président Biden a reçu une injection de rappel lundi 27 septembre et il a exhorté davantage d'Américains à faire de même.

La directrice de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), le Dr Carissa F. Etienne, a déclaré que la semaine dernière, en Amérique, près de 1,5 million de nouvelles infections au COVID-19 et plus de 26 000 décès associés ont été rapportés , plus que dans toute autre région du monde.

L'organisation a conclu un accord avec Sinovac et est en pourparlers avancés avec d'autres laboratoires pour acheter des vaccins COVID-19 supplémentaires. Jusqu'à présent, l'OPS a aidé COVAX à livrer 50 millions de doses de vaccins.

La semaine dernière (21 septembre), l'OPS a annoncé la sélection de deux centres en Argentine et au Brésil pour développer des vaccins contre le COVID-19 en utilisant la même technologie que celle utilisée par Pfizer et Moderna .

Plus d'un milliard de doses du vaccin COVID-19 ont été administrées en Amérique, mais seulement 35% des personnes en Amérique latine et dans les Caraïbes ont été complètement vaccinées. Des pays comme le Canada , le Chili , l' Uruguay et Porto Rico ont en revanche vacciné plus de 70 % de leur population. En bas de l’échelle, Haïti , les Bahamas , Grenade , le Guatemala , le Honduras , la Jamaïque , le Nicaragua , Saint Vincent et les Grenadines , Sainte Lucie et le Venezuela ont vacciné moins de 20 % de leur population.

Plus de vaccins pour le Brésil : lundi 27 septembre, la Fondation Oswaldo Cruz ( Fiocruz ) a finalement terminé la production des premiers lots de principes actifs pour les vaccins Oxford/AstraZeneca . Les lots ont été entièrement produits par l'usine brésilienne et subiront des tests de contrôle qualité. Jusque-là, ils venaient de Chine. Pendant ce temps, les doses d' Oxford/AstraZeneca manquent à São Paulo. Selon les prévisions, les livraisons de vaccins fabriqués au Brésil commenceront avant la fin du dernier semestre 2021.

À ce jour, près de 41 % de la population brésilienne a reçu un schéma complet de vaccination ou une dose unique. Une dose de rappel a déjà été administrée à 669 515 personnes (0,31 % de la population). La vaccination reste inégale. Dans l'État de São Paulo, 52,7% de la population est complètement vaccinée versus 15,6% dans l'État de Roraima.

Lundi 27 septembre, le pays a enregistré 218 décès par COVID-19, le nombre le plus bas en une journée depuis le 22 novembre 2020. Toutefois, les notifications tombent généralement après les week-ends et la moyenne mobile en sept jours s'élevait à 524 décès.

Le 27 septembre, les autorités australiennes ont annoncé leur intention de lever progressivement le confinement à Sydney. Les restrictions commenceront à s'assouplir à partir du 11 octobre. Un système à deux niveaux sera mis en œuvre, donnant aux personnes vaccinées plus de libertés qu’aux non-vaccinées.

Le Japon mettra fin à l'état d'urgence dans tout le pays d' ici la fin de la semaine si les cas de Covid-19 continuent de diminuer. Le 27 septembre, le nombre de cas quotidiens de COVID-19 à Tokyo est tombé en dessous de 200 pour la première fois depuis mars 2021. 

L'Inde a signalé 18 795 nouveaux cas quotidiens de COVID-19 le 28 septembre, le nombre le plus bas en plus de 200 jours . 179 décès quotidiens ont été signalés le même jour, le plus bas en 193 jours.

Le Pakistan a annoncé son intention de vacciner les enfants âgés de 12 ans et plus. Les campagnes de vaccination seront lancées dans les écoles, mais on ne sait pas quand elles commenceront.

La Corée du Sud a signalé un record de 3 273 cas quotidiens de COVID-19 le 25 septembre, probablement dû aux vacances de trois jours de Chuseok.


​27/08/2021:

COVID-19 Les points forts de la semaine autour du monde : de nouvelles règles pour les personnes vaccinées en Allemagne, nombreux cas au Etats-Unis, armée déployée au Vietnam...​


EUROPE

Mardi, le nombre de cas positifs au Royaume-Uni avait augmenté de 13,5 % au cours des sept derniers jours, et le taux de nouveaux cas est de 334,4 pour 100 000 habitants. Sur la même période, les décès ont augmenté de 8,8 % et les admissions à l'hôpital de 9,1 %. Certains grands événements ont été liés à flambées ponctuelles de cas, on a ainsi comptabilisé 4700 infections après le festival de musique et de surf Boardmasters en Cornouailles. Jusqu'à présent, 77,2 % des personnes âgées de 16 ans et plus sont entièrement vaccinées. Un programme de suivi du taux d’anticorps des personnes vaccinées doit être lancé la semaine prochaine à l'échelle du Royaume-Uni. La plupart des patients qui ont contracté le Covid-19 à l'hôpital au cours de la première vague l'ont généralement contracté auprès d'autres patients, selon une étude de l'université de Cambridge et de l'hôpital Addenbrooke publiée dans eLife. Le gouvernement écossais va lancer une enquête indépendante sur la gestion de la pandémie de COVID-19 d'ici la fin de l'année. Une enquête à l'échelle du Royaume-Uni est prévue au printemps prochain.

La France a validé le principe du lancement d'une campagne de rappel chez les personnes de 65 ans et plus, ainsi que chez les patients présentant des comorbidités augmentant le risque de formes sévères de COVID-19. Les personnes ayant reçu une dose du vaccin Janssen sont également concernées, soit 18 millions de personnes au total.

Depuis le début de la campagne de vaccination en France, 47 947 092 personnes ont reçu au moins une dose (soit 71,1% de la population totale), ce qui place la France devant l'Allemagne, l'Italie, le Royaume-Uni, les Etats-Unis ou encore Israël (au 25 août). Par ailleurs, 42 421 921 personnes ont désormais un calendrier vaccinal complet (soit 62,9% de la population totale).

La situation dans les hôpitaux reste compliquée en Polynésie et aux Antilles, malgré l'envoi de renforts. En Martinique, le confinement et le couvre-feu ont été prolongés pour les 3 prochaines semaines.

En France métropolitaine, des manifestations anti-pass continuent d'avoir lieu tous les week-ends, et des actes de vandalisme contre des centres de vaccination ont eu lieu. Face à quelques épisodes de fraude au certificat de vaccination, l'Assurance maladie a renouvelé ses conseils de vigilance aux professionnels de santé.

En Belgique, la Région de Bruxelles-Capitale va déployer jusqu'à 40 équipes mobiles de vaccination dans les écoles, les entreprises et les commerces dans les prochaines semaines, avec pour objectif d'atteindre un taux de vaccination de 65% d'ici fin octobre. Pour atteindre ce pourcentage, 16 000 premières doses devront être administrées par semaine. Le taux de couverture vaccinale à Bruxelles a fait l'objet de nombreuses discussions au cours des semaines précédentes, car il est considérablement plus bas que dans d'autres régions.

En Espagne, le gouvernement a approuvé l'achat de 500 000 doses de vaccins SANOFI/GSK COVID-19 dont la livraison est prévue pour le premier trimestre 2022, et qui permet de poursuivre les progrès en termes de couverture vaccinale. Au 24 août, deux tiers de la population espagnole dispose déjà du schéma complet de vaccination contre le COVID-19, cette grande avancée a été possible grâce aux acteurs de soins primaires et à la participation enthousiaste des citoyens à la campagne de vaccination.

Le Rt moyen en Italie diminue, passant de 1,27 la semaine dernière à 1,1 cette semaine, toujours légèrement au-dessus du seuil épidémique, selon le ministère de la santé. L'incidence est stable à 69 nouveaux cas pour 100 000 habitants, tandis que le nombre de patients hospitalisés pour le COVID-19 n'a pas dépassé le niveau critique selon les critères officiels, même si la Sicile et la Sardaigne en sont très proches. Plus de 36 millions de citoyens sont actuellement complètement vaccinés en Italie, soit 67,25 % de la population italienne âgée de plus de 12 ans. Cette semaine, on a administré un demi-million de doses de moins que la semaine précédente. Cela s'explique en partie par un nombre moindre de vaccinateurs, les vacances d'été mais aussi, en partie, par ce que l'on appelle le "noyau dur" de personnes moins enclines à la vaccination (en particulier dans les groupes d'âge de 50 ans et plus). Les experts et les institutions discutent encore de l'opportunité de proposer une troisième dose aux personnes âgées et fragiles, mais aucune décision officielle n'a été prise à ce jour.

Au Portugal, la deuxième phase du plan de déconfinement du pays est entrée en vigueur. Jeudi (19), le gouvernement a annoncé qu'il avait atteint l'objectif de vacciner 70% de la population contre le COVID-19, ce qui a permis d'anticiper les mesures d'assouplissement prévues pour le 5 septembre.

Comme l'a indiqué la Direction générale de la santé lundi 23, plus de 16 600 personnes complètement vaccinées contre le COVID-19 ont été infectées par le virus SARS-CoV-2 en janvier dernier, soit 0,3 % du total des vaccinés. Au cours de la même période, 168 décès ont été enregistrés chez des personnes ayant un schéma vaccinal complet. Parmi celles-ci, 81% (134) avaient plus de 80 ans.

Une étude épidémiologique réalisée par l'Institut national de la santé Docteur Ricardo Jorge (INSA) et la Direction générale de la santé (DGS) sur l'efficacité des vaccins ARNm contre le COVID-19 a estimé que le risque d'une infection par le variant Delta chez les individus vaccinés est, approximativement, le double du risque d'infection par le variant Alpha. Cette tendance a été vérifiée chez les personnes ayant reçu un calendrier vaccinal partiel et complet. Ces conclusions concordent avec les études internationales qui ont évalué l'efficacité des vaccins anti-covirus contre le variant Delta. Le Rt national est de 0,98. Le taux d'incidence national est de 310,4 cas d'infection pour 100 000 habitants.

En Allemagne, l'incidence à 7 jours a encore légèrement augmenté. Selon l'Institut Robert Koch (RKI), le mardi 24 août au matin, elle était de 58,0. La veille, la valeur était de 56,4, et il y a une semaine, de 37,4. Les bureaux de santé allemands ont signalé 5 747 nouvelles infections au RKI en l'espace de la journée du 24 août. Il y a une semaine, le chiffre pour l'Allemagne était de 3 912 infections.

Le gouvernement allemand veut changer la loi de façon à ce que la charge hospitalière – taux d’occupation des lits – fasse office de nouveau critère d’intérêt pour justifier des lesures restrictives dans le pays plutôt que le taux d’incidence qui était jusque là fixé à 50 (loi sur la protection contre les infections).

À partir de lundi (23 août), des règles étendues "3G" s'appliqueront dans certaines régions d'Allemagne : L'accès aux restaurants, aux salons de coiffure, aux cliniques, aux piscines et à d'autres espaces intérieurs sera limité aux personnes vaccinées, guéries ou testées négatives en cas d'incidence élevée de l'infection. À partir du 11 octobre, les tests rapides Corona ne devraient plus être gratuits.

En Autriche, selon l'Agence pour la santé et la sécurité alimentaire (AGES), l'incidence sur 7 jours est de 92,7 (24 août). Le ministère de la santé et le ministère de l'intérieur ont signalé 1 002 nouveaux cas de coronavirus enregistrés au cours des dernières 24 heures. 

10 768 personnes sont décédées à cause du COVID-19 jusqu'à présent. Actuellement, 398 personnes sont hospitalisées en raison du coronavirus, dont 84 dans des unités de soins intensifs.

En Suisse, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) signale 2 993 nouvelles infections après le week end du mardi 24 août. Depuis la veille, 97 personnes ont été nouvellement hospitalisées. Six personnes sont décédées à cause du Covid-19. Le score R national est de 1,22, ce qui indique que le virus se propage rapidement.

Depuis le début de la pandémie, 761 977 personnes ont été testées positives au SARS-CoV-2 en Suisse et au Liechtenstein, et 10 461 personnes infectées sont décédées, selon les chiffres officiels.

AMERIQUES

Les États-Unis ont atteint 151 000 nouveaux cas de COVID-19 par jour.  Il y a actuellement plus de 25 000 Américains en soins intensifs, le plus grand nombre depuis le début de la pandémie.  La quatrième poussée continue d'être bien plus sévère pour les personnes qui n'ont pas été vaccinées, mais les infections liées à la vaccination sont en hausse. Cette semaine, la Food and Drug Administration a donné sa pleine approbation au vaccin à ARNm de Pfizer – qui disposait jusqu’à présent d’une autorisation d'utilisation d'urgence –, une décision qui devrait inciter davantage d'employeurs, d'écoles et d'universités à rendre la vaccination obligatoire.  Le président Biden a exhorté les Américains qui attendaient cette autorisation à ne pas attendre plus longtemps.  Le Dr Fauci a déclaré que les États-Unis ne maîtriseraient probablement pas la pandémie avant le printemps 2022, un coup dur pour ceux qui espéraient retrouver une vie plus normale pendant l'automne et l'hiver.

La directrice de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), Carissa F. Etienne, a annoncé que “l'OPS va lancer une plateforme pour stimuler les efforts régionaux de fabrication de vaccins" en Amérique latine et dans les Caraïbes.

La semaine dernière, la région d’Amérique centrale a enregistré plus de 1,5 million de nouveaux cas et près de 20 000 décès liés au COVID-19. Le Belize, le Guatemala et le Honduras connaissent une augmentation des infections au COVID-19. La Jamaïque, Porto Rico et les petites îles des Caraïbes ont signalé une augmentation des nouvelles infections et des décès.

Au Mexique, au 24 août, 17 des 32 États affichent une nette tendance à la baisse des infections et des hospitalisations liées au COVID-19, un indicateur d’un debut de décroissance de la troisième vague. La Commission fédérale de protection contre les risques sanitaires (COFEPRIS) a autorisé l'utilisation en urgence du vaccin Moderna. Le gouvernement mexicain a annoncé qu'il n'envisageait pas de vacciner les enfants de 12 à 17 ans contre le COVID-19, à moins que des infections massives à coronavirus ne soient signalées à la suite de la rentrée des classes.

Au Brésil, la moyenne glissante des décès est en baisse, mais la circulation du variant Delta augmente. Les experts notent également à un "rajeunissement" de la pandémie qui touche de plus en plus de personnes jeunes du fait de la protection acquise par la vaccination des plus âgés. Actuellement, selon le bulletin de Fiocruz, les personnes âgées représentent près de sept décès sur dix par COVID-19. De juin à août, le pourcentage de décès de personnes de plus de 60 ans est passé de 44,6% à 69,2%.

En l'absence de coordination centrale, les unités fédératives adoptent des attitudes différentes face à la propagation du variant Delta. Dans l'État de São Paulo, depuis le 17 août, toutes les restrictions horaires et de circulation ont été suspendues. Pendant ce temps, dans la ville de Rio de Janeiro (RJ), l'épicentre actuel du variant Delta dans le pays, le maire a déclaré qu'il pouvait reprendre les mesures restrictives à tout moment. La ville de Rio commencera à administrer des doses de rappel en septembre de manière échelonnée à toutes les personnes âgées de 60 ans ou plus.

A ce jour, 26% de la population brésilienne ont reçu un schéma vaccinal complet et 58,65% ont pris la première dose d'un vaccin anti-COVID-19. Cependant le problème du retard dans la livraison des vaccins aux Etats par le Ministère de la Santé persiste. La vaccination des jeunes âgées de 15 à 17 ans, prévue cette semaine, a été suspendue en raison d’une pénurie de vaccin Pfizer/BioNTech, le seul autorisé par l'Agence nationale de surveillance de la santé (Anvisa) pour ce groupe d'âge.

Un groupe de chercheurs brésiliens a publié dans le British Medical Journal (BMJ) une étude qui a évalué l'efficacité du CoronaVac (Sinovac Biotech) chez les personnes âgées entre janvier et avril, alors que le variant Delta ne circulait pas encore. Les travaux ont souligné que la protection diminuait avec l'âge. La protection contre le décès chez les personnes âgées de plus de 80 ans était de 44%, avec un taux de protection de 38,9% contre les hospitalisations. Dans la tranche d'âge de 74 à 70 ans, la protection contre le décès était de 77,6% et de 83,9% contre les hospitalisations. Le Dr Julio Croda, spécialiste des maladies infectieuses, et l'un des auteurs, a déclaré à Medscape que la dose de rappel doit être administrée le plus tôt possible.

ASIE-OCEANIE

La Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, a signalé un nouveau record quotidien de 919 nouvelles infections au COVID-19 le 25 août. Le gouvernement australien va probablement abandonner la stratégie de recherche du cas zéro et va plutôt opter pour la vaccination de sa population à des niveaux suffisants pour obtenir une immunité de groupe.

La Nouvelle-Zélande a signalé 41 nouveaux cas de COVID-19 le 24 août, soit le nombre quotidien le plus élevé depuis avril 2020. La majorité des cas se situaient autour d'Auckland, d'où est partie la récente épidémie.

En réponse à l'augmentation continue des infections au COVID-19, le Japon a étendu l'" état d'urgence " à huit préfectures supplémentaires, portant le total à 21. Les Jeux paralympiques se sont ouverts à Tokyo le 24 août, alors que la flambée épidémique se poursuit sur l’île.

L'OMS s'inquiète d'un pic potentiel de cas de COVID-19 en Afghanistan en raison de l'exode massif qui a suivi la prise de contrôle du pays par les Talibans.

Le 25 août, Taïwan n'a signalé aucun nouveau cas domestique de COVID-19, pour la première fois depuis le 9 mai. Le 23 août, la présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen, a été vaccinée avec le premier vaccin national contre le COVID-19 mis au point par Medigen et qui a depuis été rendu public.

Le Vietnam a déployé du personnel de l'armée pour aider à faire respecter un confinement à Ho Chi Minh Ville, qui est l'épicentre de la pire épidémie du pays depuis le début de la pandémie.

L'Inde a accordé une autorisation d'utilisation d'urgence pour son deuxième vaccin COVID-19 de fabrication locale, le ZyCoV-D développé par Zydus Cadila. Ce vaccin à trois doses sans aiguille est le premier vaccin à ADN plasmidique au monde à être approuvé. Le vaccin a démontré une efficacité de 66% contre la maladie symptomatique lors des essais cliniques.

AFRIQUE

Il y a eu depuis le debut de la pandémie, au moins 7 669 000 infections et 192 000 décès documentés en Afrique.

Le nombre moyen de cas rapportés chaque jour au Mozambique a décru de plus de 1 100 pendant les 3 dernières semaines, soit moitié moins (51%) que le pic précédent. L’Ethiopie rapporte le plus haut nombre de cas d’infection depuis abril. Le nombre moyen de nouvelles infections en Tunisie a augmenté au cours des 7 derniers jours.



Le 21/05/2021: COVID-19 Les faits marquants de la semaine dans le monde : Variants préoccupants, une loterie pour vacciner aux US...​

Au Royaume-Uni, les restrictions liées au COVID-19 ont encore été assouplies depuis le 17 mai, de sorte que des millions de personnes dans toute l'Angleterre, l'Ecosse et le Pays de Galles sont désormais autorisées à se réunir en nombre limité à l'intérieur, à avoir des contacts étroits et à fréquenter les pubs et les restaurants à l'intérieur. Les cinémas, les musées et les autres loisirs en intérieur peuvent également ouvrir leurs portes. Alors que l'étape 3 de la feuille de route du gouvernement britannique pour un retour à la normale est entrée en vigueur, le Premier ministre Boris Johnson a toutefois appelé à une « forte dose de prudence », principalement en raison des incertitudes concernant le variant « indien » B.1.617.2.

En conséquence, Boris Johnson a conseillé à toutes les personnes pouvant prétendre à un vaccin et qui ne l'ont pas encore reçu de saisir l'occasion, et a déclaré que les deuxièmes doses pour les plus de 50 ans, qui doivent actuellement être administrées 10 à 12 semaines après la première dose, seraient avancées de sorte que l'intervalle ne soit plus que de 8 semaines. Plus de 36 millions de personnes ont maintenant reçu une dose du vaccin COVID-19 au Royaume-Uni et plus de 20 millions ont reçu les deux doses. Le déploiement du vaccin se poursuit cette semaine, les trentenaires étant invités à prendre rendez-vous pour leur première dose.

En Belgique, un éminent virologue, le Pr Marc Van Ranst et sa famille ont été placés sous protection dans un lieu inconnu après qu’un homme lourdement armé l’ait menacé. Très médiatique, il est la cible de mouvements d’extrême droite anti-vaccins depuis plusieurs mois. La chasse à l’homme contre l’homme jugé très dangereux se poursuit.

Concernant la situation dans le pays, les chiffres vont enfin dans le bon sens, et 33% de la population a reçu au moins une dose du vaccin.  La Belgique a décidé d'administrer une troisième dose de vaccin pour renforcer l'immunité à partir du quatrième trimestre 2021.  Le certificat vert numérique permettra aux personnes qui n'ont reçu qu'une seule injection de voyager entre les États membres de l'Union européenne cet été.

Au Portugal, les experts discutent du syndrome de Covid long. Dans un entretien accordé à Agência Lusa, le président de l'Association portugaise de médecine générale et familiale (APMGF), le Dr Nuno Jacinto a reconnu que les séquelles de l'infection par le virus SRAS-CoV-2 sont « une zone très grise », sur laquelle le Portugal « n'a pas encore de recommandations bien définies » pour le suivi des patients.

Selon le rapport de la Direction générale de la santé (DGS) portugaise du 18 mai, les nouveaux cas augmentent et les hospitalisations diminuent. Mardi (18), un décret a été publié pour réglementer l'accès aux plages à partir du 12 juin. Les personnes qui ne respectent pas les règles peuvent désormais se voir infliger une amende. Selon l'une des règles, il est obligatoire de porter un masque jusqu'à ce que vous atteigniez la zone de sable s'il est impossible de maintenir la distance sociale recommandée.

Au 18 mai, le Portugal avait administré 4 515 124 doses de vaccin anti-coronavirus (en chiffres absolus). Le nombre total de décès depuis le début de la pandémie était de 17 009 et le nombre total de cas d'infection confirmés était de 842 381. Le 14 mai, le gouvernement portugais a annoncé qu'il mettait à disposition du Cap-Vert 24 000 doses de vaccins COVID-19 en raison de l'aggravation de la pandémie dans cet archipel.

En France, mercredi 19 mai, les terrasses, cafés, théâtres, cinémas et monuments ont rouvert avec des jauges limitées. Au 18 mai, 17 210 nouveaux cas de COVID-19 ont été identifiés et le taux d'incidence a diminué à 148,87 cas pour 100 000 habitants.

En ce qui concerne la vaccination, 31,5% de la population totale et 40,2% de la population adulte ont reçu une dose de vaccin et 13,6% de la population totale et 17,4% de la population adulte ont reçu deux doses.

Sur le plan de la pharmacovigilance, quatre nouvelles thromboses atypiques associées au vaccin d'AstraZeneca, dont deux ont entraîné le décès, ont été signalées en France entre le 23 avril et le 6 mai. Les personnes concernées sont deux hommes âgés de 50 ans et deux femmes âgées de 60 et 70 ans. Au total, « 34 cas, dont 11 décès » de thrombose rare sont survenus en France sur plus de quatre millions d'injections réalisées au 6 mai, a indiqué l'Agence française du médicament (ANSM).

La Haute Autorité de Santé a maintenu l'indication de Vaxzevria pour les personnes de plus de 55 ans uniquement.

En Italie, le gouvernement italien a procédé lundi à une révision de son calendrier de réouverture, alors que la situation sanitaire continue de s'améliorer dans le pays. Les changements incluent l'autorisation de rouvrir les gymnases plus tôt que prévu et le décalage du couvre-feu à 23 heures. Le pays a commencé à assouplir les restrictions le 26 avril. Les écoles, les musées, les cinémas et les magasins sont désormais ouverts dans les zones jaunes à faible risque (19 des 20 régions italiennes).

À partir du 22 mai, les centres commerciaux seront autorisés à rouvrir le week-end et non plus seulement les jours de semaine. Le 24 mai, les salles de sport rouvriront également leurs portes, une semaine plus tôt que prévu. Elles devront respecter des consignes de sécurité, notamment limiter le nombre de personnes, exiger le port de masques dans les zones communes et réserver les cours à l'avance. D'ici le 1er juin, les bars et les restaurants qui n'ont pas de terrasse rouvriront avec un service en salle à l'heure du déjeuner.

Le ministre de la santé, Roberto Speranza, a autorisé l'entrée des ressortissants des pays de l'Union européenne, de l'espace Shengen, de la Grande-Bretagne et d'Israël, s’ils sont munis d’un test négatif effectué dans les 48 heures précédant l'arrivée en Italie, sans quarantaine obligatoire. Toutefois, les restrictions visant le Brésil ont été prolongées jusqu'au 30 juillet 2021.

Le ministre a également ordonné l'extension des essais de vols "testés Covid", déjà en place dans les aéroports de Rome et de Milan, à Venise et à Naples. Les passagers de ces vols doivent passer un test antigénique avant le départ et, à l'arrivée et ils sont autorisés à entrer et à voyager en Italie sans avoir à subir de quarantaine. Jusqu'à présent, ces vols ne sont disponibles qu'entre les États-Unis et l'Italie, mais ils seront étendus aux départs du Canada, du Japon et des Émirats arabes unis.

L'Autriche va cesser d'utiliser le vaccin d'AstraZeneca en raison des problèmes de livraison et de sa mauvaise réputation. Cette décision suit celles de la Norvège et du Danemark qui avaient justifié leur choix par les risques rares mais graves de thromboses atypiques.

En Allemagne, la 3e vague de COVID est désormais considérée comme dépassée. L'une des raisons de cette évolution favorable semble être l'avancée de la campagne de vaccination. Dix pour cent de la population ont été vaccinés deux fois, et un tiers une fois. À l'échelle nationale, l'incidence sur 7 jours est passée sous le seuil de 100/100 000 habitants dans un nombre grandissant de régions. Le 7 juin, la priorisation de la vaccination prendra fin dans tout le pays.

Depuis le début de la semaine, une polémique divise l'opinion publique (Divigate). Un groupe a accusé la Société allemande de médecine de soins intensifs (DIVI) d'avoir menti en exagérant la gravité de la situation pendant la première et la deuxième vague, ce qui leur aurait permis de réaliser des gains financiers. Les affirmations des auteurs sont toutefois difficilement soutenables et facilement réfutables. L'association critiquée parle d'une « gifle au visage du personnel de soins intensifs ».

L'Espagne a quitté le niveau de « risque élevé » pour revenir au niveau de « risque moyen » pour la première fois depuis fin mars, avec une incidence à 14 jours de ~ 130 pour 100 000 habitants. Les gouvernements central et régionaux discuteront mercredi de la feuille de route pour un retour en classe. Les syndicats dénoncent le manque de médecins en Espagne. 9.500 médecins généralistes supplémentaires seraient nécessaires pour atteindre la moyenne européenne.

En ce qui concerne la campagne de vaccination, le dernier rapport confirme qu'un citoyen sur trois a déjà reçu au moins une dose du vaccin COVID-19, ce qui représente 32,2% de la population espagnole. La commission de santé publique du ministère de la santé a approuvé l'administration du vaccin Pfizer aux personnes de moins de 60 ans qui ont déjà reçu la première dose d'AstraZeneca. Cette décision intervient après la publication des résultats préliminaires de l'étude Combivacs qui suggèrent que l'administration du vaccin AstraZeneca suivie d'une dose Pfizer est sûre et efficace.

L'Organisation panaméricaine de la santé (OPS) a confirmé que les quatre variants préoccupants ont été détectés sur le continent américain : B.1.1.7, B.1.352, P.1 et B.1.617.

Aux États-Unis, le nombre de cas et de décès liés au COVID continue de diminuer. Les vaccins sont désormais disponibles pour toute personne âgée de 12 ans et plus.  Alors que plus d'un tiers des Américains sont entièrement vaccinés, les CDC ont publié la semaine dernière de nouvelles directives controversées concernant les masques, indiquant que les personnes ayant reçu leur dernière dose de vaccin depuis au moins deux semaines peuvent retirer leur masque dans la plupart des cas.  Les États se sont appuyés sur ces nouvelles directives pour abandonner l'obligation de porter un masque.

Bien que l'Amérique ait la chance de disposer d'un grand nombre de vaccins très efficaces, le rythme de la vaccination a ralenti, ce qui a incité certains États à lancer des incitations pour tenter de convaincre les personnes qui hésitent à se faire vacciner. L'Ohio, par exemple, offre cinq prix d'un million de dollars chacun dans une loterie à laquelle les gens peuvent participer s'ils se font vacciner. La stratégie semble fonctionner.

Le président Biden a déclaré qu'il enverrait 20 millions de doses de vaccin supplémentaires à d'autres pays, portant à 80 millions le nombre total de doses promises à l'aide internationale.  Selon les critiques, l'Amérique ne ferait pas assez pour aider le reste du monde.

Au Mexique, au dimanche 16 mai, le ministère de la santé a indiqué que les infections étaient en baisse depuis 17 semaines consécutives. Le 18 mai, la vaccination du personnel éducatif a commencé avec le vaccin CanSino, dans le cadre du plan visant à immuniser l'ensemble de la population mexicaine avant la fin du mois d'octobre. Le chancelier mexicain a annoncé que le premier lot du vaccin COVID-19 d'AstraZeneca conditionné au Mexique devrait être prêt le 24 ou le 25 mai.

Au Chili, des élections ont eu lieu les 15 et 16 mai pour élire les membres de la convention qui rédigera la nouvelle Constitution. Au cours de ce week-end, le ministère de la Santé a rapporté un total de 6 769 nouveaux cas de COVID-19. Plus de 39,78% de la population du pays a été vaccinée.

Au Paraguay, le 18 mai, le ministère de la Santé a rapporté le plus grand nombre de décès dus au COVID-19 depuis le début de la pandémie : 110 décès. Le même jour, la vaccination des personnes âgées de 65 ans et plus a commencé.

En Bolivie, en Colombie, au Venezuela et en Équateur, un couvre-feu nocturne a été mis en place pour réduire le nombre d'infections. Le 17 mai, le Panama a signalé son deuxième jour consécutif sans aucun décès dû au COVID-19.

En Argentine, le mardi 18 mai a été le jour comptabilisant le nombre de cas le plus élevé depuis le début de la pandémie en 2020 : plus de 35 000 cas confirmés de COVID-19 et une occupation de 72 à 76 % des unités de soins intensifs.

Au cours des deux dernières semaines, le Brésil a enregistré une baisse de 19 % de la moyenne des décès liés au COVID-19, selon le consortium de presse qui surveille la pandémie dans le pays. Mais les experts restent inquiets car, dimanche 16, le taux moyen de décès a de nouveau augmenté. La vaccination progresse lentement. Selon une récente projection de l'Institut de métrologie sanitaire et d'évaluation de l'Université de Washington, le pays pourrait atteindre plus de 750 000 décès d'ici la fin du mois d'août si le rythme de la vaccination ne s'améliore pas. À ce jour, 18,54 % de la population (39 263 416 personnes) ont reçu une première dose de vaccin et 9,17 % (19 423 560 personnes) ont été entièrement vaccinées.

Un nouveau document contenant des recommandations pour le traitement hospitalier des patients atteints de COVID-19, élaboré par le ministère de la Santé, est en cours d'analyse par la commission qui approuve les technologies et les médicaments pour le système de santé unifié (SUS). Réalisé à partir d'un examen des études et des recommandations, le document ne recommande pas l'hydroxychloroquine - dont il est prouvé qu'elle n'a aucun effet contre le COVID-19. Le document n'indique pas non plus les autres médicaments qui font partie du soi-disant « kit COVID » pour un « traitement précoce du COVID-19 », comme l'ivermectine et l'azithromycine. De manière surprenante, la position du ministère va à l'opposé de la politique adoptée par le gouvernement fédéral qui est diffusée par l'ancien ministre de la santé, le général Eduardo Pazuello. L'utilisation de ces médicaments suscite l'indignation de la plupart des médecins, mais le Conseil fédéral de médecine du pays ne s'est pas positionné contre jusqu'à présent.

Malgré une baisse du nombre de cas quotidiens au cours des derniers jours, l'Inde a atteint un nouveau record de décès quotidiens par COVID-19 le 19 mai, avec 4 529 décès enregistrés au cours des dernières 24 heures.

Singapour fermera la plupart de ses écoles à partir du 19 mai après que le ministre de l'éducation Chan Chun Sing ait averti que de nouveaux variants du SRAS-CoV-2, dont le variant B.1.617 détecté pour la première fois en Inde, toucherait davantage les enfants. Le pays prépare des plans de vaccination des jeunes.

Le 14 mai, le Japon a étendu l'état d'urgence à 3 préfectures supplémentaires, Hokkaido, Okayama et Hiroshima, gravement touchées par le COVID-19. Le 18 mai, le nombre de patients gravement malades du COVID-19 dans le pays a atteint le chiffre record de 1 235. En parallèle, l'opposition de l’opinion publique aux Jeux olympiques d'été à Tokyo continue de croître. Selon un nouveau sondage, 43 % des personnes interrogées souhaitent que les jeux soient annulés, tandis que 40 % souhaitent qu'ils soient encore reportés.

Taïwan a signalé une recrudescence des cas de COVID-19 dans le pays, ce qui a entraîné la mise en place de nouvelles restrictions. Le niveau d'alerte national a été relevé au niveau 3 dans le cadre d'un système à quatre niveaux, qui rend obligatoire le port de masques à l'extérieur et limite les rassemblements publics à cinq à l'intérieur et à dix à l'extérieur.

26/03/2021:  COVID-19 Le point sur la semaine dans le monde : Nouveau variant en Inde, augmentation des cas en Europe, la pire crise sanitaire de l'histoire du Brésil.

AstraZeneca a annoncé les résultats provisoires de son étude de phase 3 aux États-Unis, montrant une efficacité globale de 79 % de son vaccin contre le COVID-19 symptomatique. Mais mardi, des responsables de l'Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses ont publié une déclaration remettant en question l'exhaustivité des données de la société et le comité de surveillance de la sécurité des données a critiqué la société pour avoir « choisi » des résultats favorables au lieu de communiquer les chiffres les plus récents.

En parallèle, des chercheurs ont rapporté que les Américains avaient pris près de 2 livres par mois (1 kilo) pendant le confinement en 2020, exacerbant le problème d'obésité déjà important dans le pays.

Le Brésil traverse le pire moment de sa crise sanitaire. La pandémie continue de progresser et a atteint mardi un niveau de victimes jamais vu auparavant, avec 3 158 décès en 24 heures. Le système de santé s'effondre, avec de longues files d'attente pour les lits de soins intensifs, et une pénurie de médicaments, de respirateurs et d'oxygène. Dans l'État le plus développé du pays, São Paulo, 115 villes risquent de manquer de bouteilles d'oxygène. Le pays a atteint 298 843 décès et 12 136 615 diagnostics depuis février 2020. Au cours des dernières semaines, le pays a atteint 13,3 décès par million d'habitants. Le taux de vaccination reste lent. Mardi, 6,04 % de la population brésilienne avait reçu au moins une dose de vaccin et 2,05 % une seconde dose. L'approche des vacances de Pâques suscite des inquiétudes.

En Allemagne, après avoir prudemment levé certaines restrictions de confinement, le nombre de patients COVID-19 dans les unités de soins intensifs est à nouveau en hausse. Avec plus de 3 000 lits occupés, la charge est actuellement aussi élevée que lors du pic de la première vague au printemps 2020. Mercredi, le nombre de nouvelles infections signalées dans les sept jours pour 100 000 habitants était de 108,1 à l'échelle nationale.

Des chercheurs allemands ont identifié chez plusieurs patients un mécanisme immunologique qui pourrait être à l’origine des rares cas de thrombose sinusale observées dans le contexte de la vaccination avec le vaccin AstraZeneca.

Le Royaume-Uni a marqué le premier anniversaire du premier confinement par une « journée de réflexion ». Au cours des 12 mois qui ont suivi l'annonce du Premier ministre Boris Johnson, le nombre de personnes décédées au Royaume-Uni dans les 28 jours suivant un test positif est passé de 938 à 126 172, dont environ 247 professionnels de santé de première ligne. Samedi, près de 100 000 doses de vaccin COVID-19 ont été administrées en une heure, soit 27 par seconde, avec un record de 844 285 vaccinations au Royaume-Uni en une journée. Les décès et les hospitalisations continuent de baisser, mais le nombre de nouveaux cas reste supérieur à environ 5 000 par jour.

L'Espagne a relancé mercredi la campagne de vaccination avec le vaccin d'AstraZeneca, et a étendu la limite d'âge pour son administration à 65 ans mais il est craint que la population ne fasse pas confiance au vaccin AstraZeneca. Le ministre espagnol de la santé a déclaré que le vaccin est « sûr et efficace » et a également précisé que si une personne refuse le vaccin, elle ne sera pas vaccinée. La campagne de vaccination est encore très lente, avec seulement 4,6 % de la population entièrement vaccinée. L'Espagne a enregistré la plus forte augmentation des cas de COVID-19 au cours des 10 derniers jours de cette semaine, avec une incidence cumulée à 14 jours de 129,55 cas pour 100 000 habitants. Pendant ce temps, les restrictions de mobilité resteront en place pendant la semaine sainte.

Au Portugal, l'incidence du variant B.1.1.7 (UK) est en augmentation et représente déjà 70% des cas positifs et devrait atteindre 90%. La tendance à la décélération de la pandémie se poursuit sur l'ensemble du territoire national, selon la Direction générale de la santé (DGS). On compte actuellement 712 patients hospitalisés, soit le plus petit nombre depuis octobre 2020. En soins intensifs, le pays compte actuellement 155 patients, le chiffre le plus bas depuis le 18 octobre. L'incidence actuelle est de 81,3 cas pour 100 000 habitants (Rt = 0,89). Cependant, entre le 14 et le 20 mars, plus de 30 municipalités ont connu une augmentation supérieure ou égale à 30 nouveaux cas pour 100 000 habitants, selon le journal Público. Lundi, les autorités sanitaires portugaises ont décidé de reprendre l'administration du vaccin d'AstraZeneca.

La France est confrontée à une résurgence de l'épidémie et les mesures de restriction du confinement ont été étendues à de nouvelles régions. L'incidence, au niveau national, a désormais dépassé les 300 nouveaux cas de Covid-19 pour 100 000 habitants. Aussi, le président Macron a annoncé plusieurs mesures visant à accélérer la vaccination, dont l'une consiste à étendre la vaccination aux personnes de plus de 70 ans sans comorbidité à partir du 27 mars. Une autre mesure vise à ouvrir de nouveaux méga-centres de vaccination à la fin du mois de mars.

En parallèle, l'agence nationale de sécurité du médicament et des produits (ANSM) a fourni un inventaire des événements thromboemboliques signalés en France avec les trois vaccins disponibles.

En Italie, l'épidémie s'aggrave. Selon le dernier rapport gouvernemental du ministère de la santé, le taux d'incidence national est supérieur au seuil de 250 cas/semaine pour 100 000 habitants pour la septième semaine consécutive, et un Rt moyen de 1,16 est toujours observé.

Le nombre de personnes hospitalisées est en forte augmentation (28 438 à la date de mercredi), ainsi que celles en soins intensifs (3588) et celles mises en quarantaine à domicile à cause du COVID-19 (540 740). Le taux moyen de tests positifs est de 5,8% au niveau national. La campagne de vaccination est également ralentie en raison du manque de vaccins et, dans certaines Régions comme la Lombardie, d'un manque d'organisation centralisée.

Au niveau national, 8.000.000 de doses ont été administrées. Plus de 1.600.000 personnes de plus de 80 ans ont reçu au moins une dose.

La phase 2/3 de l'essai du vaccin ReiThera à base d'adénovirus de gorille a commencé en Italie, tandis que l'Institut Spallanzani mettra en place un essai pour vérifier l'efficacité du vaccin russe Sputnik V, notamment contre les variants d’intérêt.

L'Ukraine a signalé un nombre quotidien record de décès liés au COVID, tandis que la Bulgarie a enregistré le taux quotidien d'infections le plus élevé depuis le début de la pandémie.

L'autorité cubaine de réglementation des médicaments a approuvé un deuxième candidat vaccin contre le COVID-19 (Soberana) pour des essais cliniques de stade avancé. Le pays mise sur son propre vaccin afin d'enrayer sa pire épidémie depuis le début de la pandémie et de le vendre à l'étranger. Le pays fait partie des quelques pays de la région qui n'ont pas commencé à vacciner contre le COVID-19.

L'Inde fait face à une forte augmentation des cas de COVID-19. Mercredi, le pays a enregistré 53 476 cas quotidiens, le nombre le plus élevé depuis octobre 2020. Un nouveau « double variant mutant » du SRAS-CoV-2 avec des mutations E484Q et L452R a été détecté dans des échantillons provenant de l'État occidental du Maharashtra.

Plus de la moitié des 9,3 millions d'habitants d'Israël ont désormais été entièrement vaccinés contre le COVID-19, a déclaré le ministre de la santé du pays. En revanche, en Palestine, seules 2% des personnes ont été vaccinées. Médecins sans Frontières exhorte les autorités israéliennes et palestiniennes à redoubler d'efforts pour freiner la propagation de la maladie, notamment par la vaccination.

Le Japon a mis fin à l'état d'urgence qui avait été instauré début janvier à Tokyo et dans les préfectures environnantes. Malgré la levée des restrictions, le gouverneur de Tokyo, Yuriko Koike, a averti les citoyens de ne pas baisser la garde afin d'éviter une résurgence des infections.

Les autorités de Hong Kong et de Macao ont temporairement suspendu l'utilisation du vaccin Pfizer-BioNTech COVID-19 mercredi après avoir été informées par le distributeur Fosun Pharma de la présence de couvercles défectueux dans l'un des lots. Fosun Pharma et BioNTech enquêtent sur le problème et ont précisé qu'il n'y avait aucune raison de penser que le produit était dan